Maferinya, un marché autrefois prospère, est aujourd’hui le théâtre de difficultés pour de nombreuses femmes commerçantes. Entre étalages clairsemés et marchandises rares, elles peinent à écouler leurs produits et lancent un appel à l’aide.
Parmi elles, Mabinti Bangoura, vendeuse de noix de palme, raconte : « Avant, nous exploitions les noix ici même à Maferinya. Aujourd’hui, nous devons parcourir de longues distances pour en trouver, juste pour pouvoir les revendre. Actuellement, on ne voit presque plus de noix dans la ville. »
De son côté, Makalé Bangoura, commerçante depuis dix ans, souligne le coût élevé de la vie au marché et appelle l’État à intervenir : « Mon mari travaille, mais ce qu’il gagne est très peu. Nous sommes ici pour que nos familles ne meurent pas de faim. Si nous avions d’autres endroits plus rentables pour vendre, nous y serions allées. Tout est cher ici à Maferinya, du riz au Maggi, pour ne citer que cela. »
Malgré ces difficultés, les femmes du marché font preuve de patience et de persévérance. Pourtant, la situation souligne un besoin urgent d’accompagnement et de soutien de la part des autorités pour améliorer les conditions de vente et alléger le fardeau de ces commerçantes.
Laouratou Diallo pour lauranews.net






