CONAKRY – Le combat pour la dignité des migrants franchit une étape décisive. Près de cinq ans après le décès tragique de notre compatriote Moussa Baldé en Italie, la justice a enfin tranché. Le 11 février 2026, le tribunal de Turin a reconnu la direction du Centre de Permanence pour le Rapatriement (CPR) coupable d’homicide involontaire.
Un lien direct établi entre détention et décès
Pour rappel, Moussa Baldé nous a quittés le 23 mai 2021, après avoir subi une agression brutale suivie d’un placement à l’isolement dans des conditions inhumaines. Le verdict est sans appel : les manquements de la direction du centre sont directement liés à cette tragédie. Bien qu’une indemnisation ait été ordonnée au profit de la famille, le chemin vers une réparation totale reste encore long.
L’appel de l’OGDM : Transformer le verdict en action
L’Observatoire Guinéen des Droits des Migrants (OGDM) salue cette première victoire judiciaire, mais reste mobilisé. Nous interpellons aujourd’hui l’ensemble des professionnels des médias et de la presse pour un suivi rigoureux de ce dossier La justice ne s’arrête pas au prononcé du verdict. Elle n’est réelle que lorsqu’elle est exécutée. »Pourquoi la couverture médiatique est-elle vitale ?
• Pour l’exécution des peines : S’assurer que les réparations financières et les sanctions soient effectives.
• Pour la transparence : Mettre en lumière les zones d’ombre qui persistent dans la gestion des centres de rétention.
• Pour la sensibilisation : Alerter l’opinion internationale sur le traitement indigne réservé aux migrants en Europe.
Un engagement pour l’avenir
L’OGDM remercie d’avance les journalistes pour leur traitement éthique et constant de cette affaire. Ensemble, faisons en sorte que le nom de Moussa Baldé ne soit pas seulement celui d’une victime, mais celui d’un tournant pour le respect des droits humains.
Le Bureau de l’Observatoire Guinéen des Droits des Migrants (OGDM).






