Dans la sous-préfecture de Moribaya, le secteur de la pêche artisanale traverse une zone de fortes turbulences. Entre la flambée des coûts opérationnels et l’appauvrissement des ressources halieutiques, les acteurs du secteur ne cachent plus leur désarroi.
Un double métier, une double peine
Au détour d’un débarcadère, nous avons recueilli le témoignage poignant d’un artisan local. Sa particularité ? Il cumule deux savoir-faire essentiels : la pêche en mer et la fabrication de filets. Pourtant, ce cumul d’activités ne suffit plus à garantir sa survie économique. « Je suis à la fois pêcheur et fabricant de filets, mais les difficultés que je rencontre sont innombrables », confie-t-il avec amertume.
Face à cette situation qui menace la sécurité alimentaire et l’économie locale de la sous-préfecture, les pêcheurs de Moribaya tournent leur regard vers les décideurs. L’appel est clair : une aide de l’État est indispensable pour stabiliser les coûts de production et protéger les zones de reproduction des poissons.
Reste à savoir si ce cri de détresse lancé depuis les côtes de Moribaya trouvera un écho auprès du gouvernement pour des mesures concrètes et durables.
Laouratou Diallo pour Laura News.net






