CONAKRY – Dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des services de l’état civil, de nouveaux registres de naissance et de mariage sont désormais officiellement en usage. Rencontré ce mercredi 11 mars, M. Amadou Konia Camara, officier délégué de l’état civil, a apporté des précisions essentielles sur ces nouveaux outils et sur les obligations légales qui en découlent pour les citoyens.
Ce qui change : Une traçabilité accrue
Le passage aux nouveaux registres marque une étape clé dans la sécurisation des données biométriques et administratives. Contrairement aux anciens formulaires, ces nouveaux documents intègrent des champs spécifiques pour :
• La situation matrimoniale des parents (mieux définir le cadre familial) ;
• Les coordonnées téléphoniques (pour faciliter le suivi administratif) ;
• Le format des dates, désormais harmonisé pour éviter toute falsification.
Une gamme complète d’outils administratifs
Ces registres ne concernent pas uniquement les naissances et les mariages. Ils couvrent un large éventail de besoins citoyens, notamment :
• Les certificats de vie (individuels et collectifs) ;
• Les certificats de célibat ;
• Les déclarations de mariage et les permis d’inhumation.
Un circuit sécurisé avec le Tribunal de Dixinn
La validité de ces documents repose sur une procédure stricte. Avant toute utilisation, les registres sont envoyés au tribunal pour être cotés et paraphés. Ce mercredi matin, la mairie a d’ailleurs reçu un nouveau stock de registres en provenance du Tribunal de Dixinn, garantissant la continuité du service public.

Loi 020 : La déclaration n’est plus une option, c’est un devoir
L’événement marquant de la journée reste l’enregistrement du premier nouveau-né dans ces nouveaux registres. À cette occasion, M. Amadou Konia Camara a rappelé les dispositions de la loi 020.
« Dès la naissance de l’enfant, les parents doivent impérativement se munir du certificat de déclaration délivré par la structure sanitaire et se diriger vers l’état civil. »
Ce qu’il faut retenir :
1. Délai : La déclaration doit être immédiate après la naissance.
2. Sanctions : La nouvelle loi rend l’enregistrement obligatoire sous peine de sanctions.
3. Utilité : L’acte de naissance est le premier droit de l’enfant ; il lui permet d’exister légalement aux yeux de l’État.
L’officier délégué lance un appel pressant à tous les citoyens : les registres sont disponibles et les agents sont prêts à vous accueillir pour régulariser la situation de vos enfants.
Laouratou Diallo pour lauranews.net






