Le Palais du Peuple vibrera le 4 avril prochain au rythme d’un événement culturel majeur. L’artiste Hadja Aminata kamissoko s’apprête à dévoiler un double album audacieux, véritable pont entre tradition et modernité, tout en livrant un plaidoyer poignant pour la transmission intergénérationnelle.
Un miroir de la société : Entre reconnaissance et réalités conjugales
Le premier opus, « Bè iyèreyè », se veut un hymne à la reconnaissance. À travers ce titre, l’artiste exprime sa gratitude et rappelle l’importance de savoir d’où l’on vient pour mieux savoir où l’on va.
Le second volet, « Foudou wokowaka », s’attaque à un sujet de société brûlant : le mariage. Avec une lucidité désarmante, l’artiste y explore les piliers de l’union — l’entente et la culture sociale — tout en dressant un constat amer sur l’évolution des mœurs. « Aujourd’hui, nous voyons de jeunes couples divorcer après seulement un an de vie commune », déplore l’artiste.
En comparant la solidité des foyers d’autrefois à la fragilité des unions de la nouvelle génération, l’œuvre invite à une profonde réflexion sur la patience et le respect des valeurs ancestrales.
Passer le flambeau : Un appel à la générosité
Au-delà de la musique, le message est également politique et social. Lors de son allocution, l’artiste a insisté sur la nécessité de céder la place à la jeunesse. En refusant toute « gourmandise » du pouvoir ou de la scène, il exhorte ses pairs à laisser les enfants et la nouvelle génération s’exprimer et apprendre. Pour lui, la transmission est le seul remède contre l’oubli.
Le « Sumu » à l’honneur le 4 avril
Le rendez-vous est pris pour le 4 avril au Palais du Peuple. Pour célébrer cette double sortie, c’est l’ambiance chaleureuse et authentique du Sumu qui sera mise à l’honneur. Une soirée qui s’annonce riche en émotions, en conseils de vie et, bien sûr, en sonorités envoûtantes.
Laouratou Diallo pour lauranews.net






