Conakry, le 15 avril 2026 – Le coup d’envoi du tout premier hackathon littéraire de l’Institut Français de Guinée (IFG) a été donné ce mercredi. Ce concours d’innovation, qui place la technologie au service de la plume, met au défi 18 participants de créer une œuvre littéraire complète en seulement 72 heures, en alliant l’intelligence artificielle au mentorat d’experts du secteur.
L’objectif de cette initiative est clair : initier les jeunes créateurs à une utilisation moderne et éthique de l’IA. Pour ce faire, les 18 candidats, répartis en groupes de travail, devront avancer dans leur projet de création en s’appuyant sur des thématiques tirées au sort.
Présent lors de la cérémonie de lancement, M. Aliou Sow, Directeur Général des Éditions Gandal, a tenu à encourager cette nouvelle génération de talents. Pour ce pilier de l’édition en Guinée, soutenir une telle initiative revient à « préparer la relève et l’avenir », dans un monde où l’intelligence artificielle est désormais omniprésente.
Préserver l’inspiration personnelle
Tout en saluant l’évolution technologique, M. Sow a partagé un conseil précieux avec les compétiteurs : « L’IA doit rester un outil, un assistant. Vous ne devez pas laisser mourir votre inspiration personnelle au profit de la machine. »
En tant qu’éditeur, il a rappelé qu’il se situe à la fin de la chaîne de production et qu’il attend avec impatience de découvrir la qualité des œuvres finales. Le défi est donc de taille : prouver que l’intelligence artificielle, loin de remplacer l’auteur, peut devenir un levier de productivité sans dénaturer l’âme de l’écrivain.
Sous le slogan percutant « Écrire un livre en 3 jours avec l’IA », ce hackathon marque une étape importante dans la digitalisation du paysage culturel guinéen. Les travaux se poursuivent jusqu’à la fin de la semaine, date à laquelle les manuscrits seront dévoilés.
Laouratou Diallo pour lauranews.net





