GBESSIA — Le gouvernement guinéen a officialisé, mardi 18 août, le démarrage imminent des travaux de libération et de sécurisation des emprises de la décharge de Dar-es-Salam, située dans la commune de Gbessia. Si cette annonce met fin à plusieurs années d’attente pour le plus grand dépôt d’ordures de Conakry, elle suscite un mélange de soulagement et d’appréhension au sein des populations locales.
Sur le terrain, la transition s’organise activement. Les autorités locales ont entamé des démarches pour relayer les directives administratives aux habitants touchés et faciliter le processus de délocalisation. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour informer les citoyens et veiller à ce que la libération du site se déroule dans les meilleures conditions possibles », explique Ibrahima Diallo, adjoint au président du conseil de quartier de Dar-es-Salam.
Un appel à l’aide face à l’incertitude
Pour les riverains, la perspective de voir le site assaini est une avancée majeure, mais la question du relogement et de l’accompagnement reste au cœur des préoccupations. Des habitants comme Ibrahima Sory Mara et Aminata Condé expriment ouvertement leurs craintes quant à leur avenir immédiat :
Un cadre de vie à repenser : La fermeture et la sécurisation de la décharge promettent une amélioration durable de l’hygiène et de la santé publique.
Le cri du cœur des familles : Les riverains appellent l’État à prévoir un accompagnement social et financier pour éviter de laisser les ménages expulsés sans solution.
Le démarrage effectif de ce chantier d’envergure reste particulièrement suivi par l’opinion publique. Les citoyens attendent désormais de voir si les promesses d’assainissement s’accompagneront de mesures d’urgence pour protéger les familles impactées.
Laouratou Diallo pour lauranews.net






