En visite officielle à Conakry, à l’invitation des autorités guinéennes et à la demande du président français Emmanuel Macron, Nicolas FORISSIER, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, a réaffirmé la volonté de Paris de consolider ses relations économiques avec la Guinée. Cette mission, marquée par des rencontres de haut niveau avec les autorités guinéennes, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des échanges bilatéraux et de structuration des investissements dans plusieurs secteurs clés.
Au terme de cette visite, Nicolas FORISSIER, a insisté sur la solidité des relations entre les deux pays et sur la nécessité de consolider un partenariat économique durable, axé sur les intérêts mutuels. « Au terme de cette visite bilatérale que j’ai effectuée, à la demande du Président de la République Française Emmanuel Macron, après qu’il en ait discuté avec le Président Doumbouya de la République de Guinée, l’idée était que cette visite sur le plan économique permette d’approfondir, de renforcer, de mieux structurer encore notre coopération franco-guinéenne, guinéo-française, qui est excellente, qui se base bien, qui est très solide, et le message principal de ma présence hier soir et aujourd’hui ici à Conakry, c’est vraiment que nous sommes au travail pour renforcer ce partenariat gagnant-gagnant entre la Guinée et la France »
Durant son séjour, plusieurs axes de coopération ont été abordés, notamment les investissements dans les infrastructures, la santé, l’industrie et les mines. Les autorités françaises ont mis en avant un volume d’engagements financiers dépassant un milliard d’euros, traduisant l’importance stratégique de la Guinée dans la politique économique française en Afrique. « Ce sont plus d’un milliard deux cent millions d’euros qui sont actuellement engagés dans des projets extrêmement concrets de développement ou de partenariats économiques. Et nous entendons bien continuer, je le souligne en particulier l’implication de l’Agence française de développement, de BPI France, de Business France qui permet d’accompagner les entreprises françaises vers ces partenariats. Ce sont des financements aussi en prêt du trésor français. Ils sont importants. Au total, un milliard deux cent millions d’euros, encore une fois, sont engagés dans ce partenariat avec la Guinée » annonce le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité.
Parmi les secteurs prioritaires, la santé occupe une place importante, avec la construction de plusieurs infrastructures hospitalières et l’appui à des projets scientifiques majeurs, notamment autour de l’Institut Pasteur. La coopération s’étend également au développement urbain, à l’agriculture, ainsi qu’aux projets industriels liés à la transformation des ressources naturelles. « Il est intéressant pour la Guinée parce qu’il permet de valoriser et de créer de l’emploi sur place, de valoriser en créant de l’emploi une ressource majeure pour les revenus et l’avenir de la Guinée. Et en même temps, la France, elle, peut du coup, avec ses partenaires de l’Union européenne, sécuriser un peu plus ses approvisionnements, en particulier, évidemment en alumine. Donc nous avons là encore un autre exemple dont nous avons beaucoup parlé aujourd’hui avec les différents interlocuteurs qui m’ont… qui ont bien voulu me recevoir, de ce partenariat gagnant-gagnant entre la Guinée et la France »
La question des investissements miniers et industriels a également été au cœur des discussions. La Guinée, riche en minerais, apparaît comme un partenaire clé pour la sécurisation des approvisionnements européens. « Non mais il y a énormément d’opportunités d’investissement pour les entreprises de l’Union européenne et singulièrement de la France, qui a une relation très particulière avec la Guinée. Elle est très forte. Vous citez les mines, évidemment. C’est d’ailleurs le sens du travail que nous faisons autour du projet Altheo, de nouvelle usine, deuxième raffinerie, afin de produire de l’oxyde, afin de produire de l’allumine. C’est un sujet que nous allons continuer à approfondir pour une raison assez simple. C’est qu’au-delà de l’intérêt industriel, il ne vous a pas échappé que l’ensemble des pays du monde doivent conquérir leur indépendance, ne pas être dépendants en matière de minerais critiques et de terres rares »
Au-delà des grands projets, les autorités françaises ont également insisté sur l’importance d’un partenariat inclusif, intégrant les petites et moyennes entreprises, ainsi que les initiatives locales, notamment dans les domaines agricole et commercial.
Cette visite, à la fois symbolique et opérationnelle, illustre la volonté commune de Conakry et de Paris de bâtir une coopération économique durable, orientée vers la création d’emplois, la transformation locale des ressources et le développement à long terme. Elle s’inscrit dans une séquence diplomatique intense entre les deux pays, marquée par des échanges réguliers au plus haut niveau et une multiplication des initiatives conjointes.
Laouratou Diallo pour lauranews.net

