L’acteur engagé de la diaspora guinéenne, Daouda Conté, est arrivé ce lundi 23 mars 2026 à Aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry, en provenance de Lille. Accueilli en soirée, il a livré une déclaration à la presse, articulée autour de ses impressions, de son ambition politique, ainsi que de ses projets culturels et littéraires.
Figure montante de la diaspora et candidat déclaré à la députation pour les Guinéens établis en Europe, il inscrit son retour au pays dans une dynamique à la fois politique, culturelle et intellectuelle, avec en toile de fond la promotion du Festival Nimba et la sortie de son nouvel ouvrage.
Dès sa prise de parole, l’acteur de la diaspora a exprimé sa satisfaction de retrouver son pays d’origine, tout en mettant en avant l’importance du Festival Nimba dans son agenda. « Je suis très heureux d’être en Guinée aujourd’hui, de fouler le sol de mes ancêtres. Comme vous le savez, je viens tout droit de l’Hexagone, notamment de la ville de Lille, du Nord de la France. Je viens aujourd’hui à la fois pour célébrer et parler du Festival Nimba, qui est un événement majeur de la Diaspora, qui bat aujourd’hui ses ailes en France, dans le Nord de la France, qui est en sa quatrième édition et qui se prépare dans de très bonnes conditions.
Et ce festival aura lieu cette année à la salle Jacques Brel et dans les perspectives de la structure africain culture. Et on envisage, dans les prochaines éditions, à faire à l’aéroneuve, qui est une salle emblématique, 3000 places. Et en 2028, ce sont des démarches bien avancées. »
Par ailleurs, abordant le volet politique de son séjour, il a clairement affiché son ambition de représenter la diaspora guinéenne au Parlement. « Au-delà de ce festival, l’enjeu majeur, le but principal d’ailleurs, je dirais, une des raisons de mon séjour à Conakry, s’inscrit, comme vous le savez, dans le cadre des prochaines gestions électorales à venir, les législatives.
Donc c’est un moment particulièrement historique dans notre pays et pour notre diaspora, qui pour la toute première fois de l’histoire va avoir l’opportunité de pouvoir siéger à l’hémicycle. Donc en ce sens, j’aspire à être candidat à la députation pour les Guinéens établis en Europe, dans tous les pays, de la France, la Russie, l’Allemagne, l’Hollande, entre autres, afin que nous puissions en tout cas travailler sur la vision qui est la nôtre, qui consiste à promouvoir le concept du 3e poumon de la diaspora comme en tout cas un vecteur de co-développement et de co-construction de notre pays.
Cette vision s’articule aujourd’hui autour d’un programme de société, un programme de société de pacte de confiance inclusif qui a été bâti suite à des concertations et qui nous a permis de rassembler aujourd’hui près de 500 membres du comité de soutien répartis en plusieurs pôles, qui nous ont d’ailleurs accompagnés dans une dynamique citoyenne et vraiment patriotique à mobiliser notre caution qui nous permettra de pouvoir déposer notre candidature et de sécuriser notre caution légal.
Donc je tiens à remercier tous les membres qui se sont mobilisés dans cette dynamique, qui nous soutiennent sans exception. Une mention particulière à M. Bangoura, sa femme et à tous les autres Guinéens où qu’ils se trouvent. Alors, on veut aujourd’hui à travers ce projet de députation transformer notre expatriation en force institutionnelle pour la refondation de l’État guinéen qui est en marche. »
Dans le même élan, Daouda Conté a insisté sur la dimension culturelle de son action, notamment à travers le Festival Nimba. « Donc on revient aujourd’hui avec cette énergie culturelle, avec ce mindset de la diaspora qui gagne et qui fait rayonner notre culture à l’international. C’est le moment pour moi de remercier les autorités guinéennes, notamment le ministère de la Culture à travers le FODAC, qui a bien voulu cette année nous faire confiance, nous accompagner dans ce projet. Et on envisage, dans les prochaines éditions, à faire à l’aéroneuve, qui est une salle emblématique, 3000 places. Et en 2028, ce sont des démarches bien avancées. »
Enfin, évoquant son parcours d’écrivain, il a mis en avant la dimension résiliente de son œuvre littéraire et la promotion de son nouvel ouvrage. « Et pour terminer, je viens aussi pour pouvoir parler de la résilience, la résilience à travers les mots et qui nous a permis de faire cet ouvrage « Cicatrice utile », cet ouvrage que je vous présente, c’est pour faire aussi la promotion de la littérature « cicatrice » utile qui s’inscrit dans un projet de trilogie qui est le deuxième volet d’un cycle que j’ai entamé à travers les larmes de la patience aux éditions de la Bruyère à Paris.
Donc c’est le deuxième ouvrage et qui se repartit en cinq parties de l’exil à la lumière. Et comme vous le savez, les Guinéens, nous sommes un peuple voyant, nous sommes un peuple résilient, mais aussi nous sommes un peuple insubmersible.
Et le peuple insubmersible que nous sommes va être l’objet du prochain ouvrage de cette trilogie. »
L’arrivée de Daouda Conté intervient à un moment charnière, marqué par la préparation des élections législatives et la montée en puissance du rôle de la diaspora guinéenne. Son ambition affichée est de faire de cette diaspora un levier structurant du développement national, à travers une représentation institutionnelle inédite.
Parallèlement, son engagement culturel avec le Festival Nimba, prévu en mai en France, ainsi que son projet littéraire autour de la trilogie entamée avec Les « Larmes de la Patience » et poursuivie avec « Cicatrices Utiles », témoignent d’une volonté de conjuguer action politique, rayonnement culturel et expression intellectuelle.
Cette triple dynamique pourrait ainsi positionner Daouda Conté comme une figure influente à la croisée des enjeux politiques et culturels entre la Guinée et sa diaspora.
Laouratou Diallo pour lauranews.net






